Outre les questions liées au financement du rachat et à la gestion du club, d’autres interrogations subsistent. Que dira la commission des licences ? Peu avant l’annonce du projet choisi pour la revente, la commission a validé le dossier de Standard. Bonne nouvelle. Oui, mais voilà, qui dit nouvel actionnaire dit besoin de nouvelles garanties. Le nouveau propriétaire devra probablement rendre un dossier ou prouver qu’il a les fonds nécessaires pour assurer la viabilité du club pendant la saison à venir.
Autre élément à suivre attentivement, l’attitude de la justice et des régulateurs aux États-Unis. A-CAP fait l’objet de multiples poursuites, enquêtes et accusations. Nos sources américaines nous affirment que la justice US à son mot à dire sur la vente et suivent le dossier de près, tout comme Leadenhall, une société qui poursuit 777 Partners et A-CAP. Elle compte bien récupérer une partie de l’argent investi dans les deux groupes via la vente des sociétés, dont les clubs de football.
Enfin, dernier point soulevé par nos confrères de Josimar, A-CAP a-t-il réellement le droit de vendre le Standard ? La transition entre 777 Partners et A-CAP n’est pas totalement claire et le doute subsiste sur l’identité du véritable propriétaire de Nutmeg, la holding qui possède 777 SDL, société belge qui elle-même possède le Standard.
Les prochaines semaines s’annoncent animées, tant en coulisses que sur la pelouse. La vente n’est pas encore actée, les interrogations sont nombreuses, alors que le club vise une qualification européenne. Bref, le Standard avance, mais il n’est pas encore sauvé.